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La fraternité doit devenir le socle du marché
Qui peut dire qu’il n’est pas confronté au cœur de son quotidien à la précarité, parce qu’il la vit, ou simplement parce qu’il la voit, autour de lui, parmi ses proches ou dans la rue ? Qui peut dire qu’il ne se sent ni mis en cause ni inquiété par l’exclusion, malgré les efforts que chacun pourra toujours faire pour ne pas subir ce qui tombe sous le sens et qui crève les yeux ?
Alexandra Siarri
« Plongés dans une crise économique d’une extrême gravité, nous sentons que l’exclusion progresse »
Plongés dans une crise économique d’une extrême gravité, nous sentons que l’exclusion progresse, que la peur qu’elle suscite se rapproche, et que nous arrivons à un tournant de notre histoire, à une étape décisive dans l’évolution de notre vivre-ensemble. Nous craignons d’autant plus de « basculer » nous-mêmes dans l’exclusion que petit à petit et insensiblement, nous nous sentons plus disposés à accepter l’inacceptable, à tolérer qu’un nombre considérable d’individus se retrouvent dans une situation d’extrême pauvreté et de grande vulnérabilité. En réalité, notre peur est le pendant de cette acceptation tacite et de cet abandon sournois. C’est pourquoi en combattant résolument les exclusions nous ferons plus encore qu’obéir à une exigence humaine et citoyenne de fraternité, nous commencerons aussi à éradiquer cette peur qui fascine à l’excès notre société et, à bien des égards, la mine et la ronge.
L’ampleur de ces phénomènes nous met en demeure d’agir et doit nous en donner le courage. Face à la question de l’exclusion qui sera certainement l’un des enjeux majeurs des prochaines décennies, que doit et que peut faire notre génération, c’est-à-dire celle des hommes et des femmes qui avaient une vingtaine d’années au moment de la chute du Mur de Berlin ? Nous qui avons connu un monde bipolaire sous la menace d’utopies délétères, allons-
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nous revenir en arrière et incriminer le Marché ? A l’inverse, nous qui venons de connaître deux crises d’une extrême gravité, devrons-nous pousser plus loin encore une logique néo-libérale dont nous constatons l’échec et les écueils ?
Ma conviction est que notre génération doit retenir la leçon de son événement fondateur, la chute du Mur, et se libérer des approches partisanes qui séparent au lieu d’unir. Dans la lutte contre l’exclusion, nous devons faire écho à ce souffle de liberté et de fraternité pour refuser les cloisonnements et les réflexes idéologiques qui sont à l’origine de tant de blocages.
« nous devons remettre l’être humain au cœur du système »
D’un côté, nous devons remettre l’être humain au cœur du système, refuser de le voir transformé et instrumentalisé en une incertaine « ressource humaine ». De l’autre, nous devons inventer de nouvelles manières d’agir, rompre avec ce que notre tradition étatique conserve de trop bureaucratique. Prenons un exemple, celui de l’aide alimentaire. Nous savons pertinemment que l’Union européenne va inévitablement réduire l’importance de ses aides. Ne nous arcboutons pas sur nos anciennes pratiques. N’hésitons jamais à importer des dispositifs qui ont fait leurs
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preuves chez nos voisins européens, l’Allemagne dans ce cas, tout en leur apportant, bien évidemment, toutes les adaptations nécessaires. Trouvons de nouveaux process et développons-les de manière exponentielle.
« la plupart des travailleurs sociaux agissent au sein d’associations dont l’existence et l’efficacité dépendent de financements publics »
Nous savons tous qu’au niveau national également une politique d’économies budgétaires est devenue plus que jamais inévitable. Il faut rappeler qu’avec des dépenses sociales qui représentent environ 30% du PIB, l’exclusion n’a pas été contenue. Il ne faut pas se voiler la face, le système français de solidarité arrive à un moment critique et, pour ainsi dire, presque en fin de vie. En effet, la plupart des travailleurs sociaux agissent au sein d’associations dont l’existence et l’efficacité dépendent de financements publics qui vont être réduits irréversiblement. C’est donc la structure même de l’aide sociale qui n’est plus viable, mais cela ne veut pas dire, bien évidemment, que la fraternité soit devenue du passé, ni que l’État n’ait plus rien à faire que de regarder les évolutions sans bouger ! Ici encore, son rôle reste capital, même s’il faudra apprendre aussi à trouver ailleurs et autrement des ressorts et des ressources de l’aide sociale. C’est, à mes yeux, une évidence : nous avons
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changé de paradigme. Une des clefs de l’insertion doit être cherchée résolument dans un travail engagé avec le monde économique, non pas à la place de l’État, mais en plus de l’État et toujours avec lui, « sous sa houlette et sa responsabilité »
Il faut sortir des caricatures, des oppositions terme à terme, par exemple des rivalités idéologiques entre public et privé, dont les exclus font, in fine, les frais. Les entreprises participent déjà à l’effort national de fraternité, non seulement parce qu’elles créent de l’emploi et payent des impôts, mais aussi par leur engagement. Elles se montrent de plus en plus sensibles à ces questions, car elles sont de plus en plus confrontées, elles aussi, à la précarité de leurs salariés. Mais elles n’ont encore, généralement, pour seule réponse, que la création de fondations qui reviennent à financer des formes d’action sociale. La Responsabilité sociale des entreprises (RSE) se développe, chaque société définissant ses propres critères, mais les entreprises ne collaborent pas directement avec les travailleurs sociaux, ni même avec les collectivités. Le rôle de l’action publique doit être précisément d’aider ces mondes qui s’ignorent à se rapprocher pour élaborer ensemble les solidarités de demain, d’aider les entreprises à intégrer l’exigence de fraternité.
Une autre lacune que nous devrons combler, c’est que, jusqu’à présent, seuls les grands groupes sont concernés. Les petites entreprises, les commerçants même ne sont pas suffisamment associés et simplement pas assez informés des enjeux de la fraternité sociale. Ils ne connaissent pas les politiques
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sociales, ni ne savent d’ailleurs comment y contribuer. Sur ce terrain, il y a beaucoup à faire, au bénéfice de tous. Et là encore, notre génération doit se montrer ouverte, pragmatique et inventive. Voici d’autres pistes qu’il me paraît opportun d’explorer :
• accélération du soutien à l’économie sociale et solidaire (formation, facilités fiscales pour favoriser la souscription au capital des structures de l’ESS) ;
• refonte du principe des fondations et du mécénat : création de fonds de dotation pour financer l’innovation sociale grâce à des programmes unissant l’action à la réflexion, le travail des chercheurs avec le monde de l’économie, le monde des travailleurs sociaux et les administrations, sous forme de fonds de péréquation régionaux (permettant la défiscalisation pour les entreprises volontaires) ;
• organisation dans chaque grande entreprise implantée dans un territoire de liens étroits avec les associations, incluant la réservation de postes à destination de leurs bénéficiaires ;
• développement du bénévolat de compétences de salariés financés par leurs entreprises ;
• adaptation du chèque emploi service pour des publics très précarisés embauchés par des entreprises et commerces de proximité.
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« Il n’est pas question que l’État se désolidarise, mais bien qu’il réorganise la solidarité et fasse vivre la fraternité. »
Il n’est pas question ici, je l’ai dit, d’opposer une idéologie libérale à une idéologie étatique. Je ne souhaite pas que l’État se cantonne à un rôle de médiateur entre le monde économique et les fragiles. Il n’est pas question que l’État se désolidarise, mais bien qu’il réorganise la solidarité et fasse vivre la fraternité. Il est, par excellence, le garant de cette notion clef de notre triptyque républicain, une valeur trop négligée à mes yeux, et dont je souhaiterais précisément que notre génération retrouve le sens et invente les nouvelles implications et les nouveaux combats. A cet égard, les textes fondateurs de la Constitution de 1946 et la loi de 1998 sur la lutte contre les exclusions doivent rester des références pour l’action publique. L’État doit garder toute sa place, mais il doit aussi savoir adapter ses réponses à l’exclusion qui donnent aujourd’hui des signes de péremption. Voici quelques chantiers que nous pourrions ainsi ouvrir pour mieux prendre en compte les plus fragiles :
• définition d’un pourcentage obligatoire de logements très sociaux (PLAI et de PLUS) au-delà de la règle des 20% de logements sociaux (article 55 de la loi SRU) en fonction des territoires ;
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• dans tout nouveau quartier, toute nouvelle construction, réservation de locaux (type « halte de jour », accueil médical) pour les associations qui concourent aux solidarités ;
• participation financière de chaque commune au fonctionnement d’une place d’hébergement ou de logement adapté pour 1000 habitants ;
• poursuite et accélération de l’ouverture de structures type maison relais, foyers de jeunes travailleurs, en recourant au financement privé (à l’aide d’une cartographie des besoins par territoire) ;
• élaboration d’un dispositif pour les moins de 25 ans qui ne peuvent pas accéder au RSA et pour lesquels les solidarités intergénérationnelles ont fait cruellement défaut ;
• mise en place de mutuelles solidaires pour compléter la CMU ;
• réflexion autour de l’extension du dispositif hivernal à tous les mois de l’année, tout en gardant évidemment la priorité au logement d’abord.
Il est également nécessaire de moderniser notre système. Il a été conçu pour des situations qui, d’urgentes, sont devenues récurrentes. Aujourd’hui, le mythe originel de l’urgence recouvre trop de déficiences : d’un côté, on ne trouve généralement pas le temps de traiter les causes du mal ; de l’autre, la vitesse conduit trop souvent à la précipitation, pour ne pas dire à la
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confusion. En particulier, un certain nombre et même un nombre certain de protocoles administratifs concernant l’exclusion ne sont plus adaptés. Le traitement de l’urgence sociale s’est transformé en un vrai labyrinthe qui est devenu pour la personne précaire presque encore plus pénalisant que sa situation elle-même. Une personne qui appelle le 115 se trouve ensuite confrontée à de nombreux travailleurs sociaux qui vont la conduire dans un parcours du combattant. Toute personne qui « décroche » du système se retrouve ainsi plongée au cœur d’une complexité administrative regrettable. Elle se sent piégée dans un monde kafkaïen, un enfer pavé de pratiques trop complexes autant que de bonnes intentions.
« il faudrait imposer un seul et unique référent médical travaillant de pair avec un seul référent social »
Il sera nécessaire de simplifier sans tarder ces procédures. Ainsi, il faudrait imposer un seul et unique référent médical travaillant de pair avec un seul référent social. Souvent en effet, et parfois extrêmement vite, la détresse économique et psychique se traduit par des conséquences sanitaires et physiques. L’absence de coordination entre les différentes aides et assistances apportées est tout à fait dommageable, non seulement aux personnes précaires, mais aussi à la société. En effet, ce sont finalement la
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police, les pompiers ou les urgences qui ont à se charger, chacun dans son propre domaine d’intervention, des grands marginaux par exemple. Le traitement n’en est bien entendu que plus coûteux pour la société que s’il existait une structure adaptée et une coordination efficace, en particulier autour d’un référent médical unique.
« Certaines personnes ... craignent qu’une forme d’exclusion morale ne vienne souligner et aggraver leur exclusion économique. »
Outre les travers d’une complexité qui vient inutilement s’ajouter aux difficultés des personnes, ces dispositifs souffrent d’un effet pervers : ils sont conçus pour aider, mais ils sont trop souvent vécus par les exclus eux-mêmes sinon comme une marque d’infamie, du moins comme le signe de leur basculement de « l’autre côté du miroir », dans le monde de l’exclusion. Ils concourent, y compris à leurs propres yeux, à une sorte de stigmatisation et par là entretiennent le cercle vicieux de la marginalité. Certaines personnes, par exemple, ne vont plus voir le médecin, n’utilisent plus l’eau ou l’électricité chez eux dans l’espoir que les difficultés qu’elles traversent ne soient pas détectées par les services sociaux, tant elles craignent qu’une forme d’exclusion morale ne vienne souligner et aggraver leur exclusion
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économique. Ceux qui touchent le RSA, bénéficient de la CMU ou des colis alimentaires et qu’une rhétorique parfaitement intolérable assimile parfois à des « assistés », ont souvent, par là même, le sentiment d’être des citoyens de deuxième zone, montrés du doigt comme incapables de vivre comme tout le monde, selon le droit commun, désignés et presque pénalisés par les dispositifs qui ont pour finalité exactement l’inverse : les aider à se réinsérer.
Cette peur d’une stigmatisation sournoise par l’aide sociale s’explique d’ailleurs par la teneur même de nos dispositifs et dans lesquels précaires de tout ordre et marginaux coexistent. Ainsi, une mère célibataire qui vit avec un petit salaire se trouvera certainement dans une situation précaire, mais elle hésitera à recourir à des solutions qui ont été élaborées pour une précarité non seulement matérielle, mais psychique, dans laquelle elle ne peut et ne veut, à juste titre, se reconnaître. C’est ainsi qu’en raison de ce maillage trop gros de notre système, un nombre considérable de gens, issus de classes moyennes en particulier, ayant basculé dans la précarité sans sombrer dans la marginalité, ne bénéficient pas de l’aide dont ils ont besoin. Ce sont des « invisibles » auxquels il faut penser aussi. Par un autre effet pervers, les discours radicaux les oublient également, car ils ont besoin d’appuyer leur rhétorique démagogique sur les exemples les plus voyants, les plus sensibles.
Bien sûr, il ne suffit pas d’éviter la stigmatisation liée à l’aide sociale, il faut, dans une démarche positive, mieux valoriser la solidarité elle-même, pour mieux la favoriser. L’engagement des citoyens doit être davantage reconnu et mieux soutenu, à la manière de ce que font des associations comme Unis-cité.
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Voici, là encore, quelques idées qu’il me semblerait intéressant d’essayer :
• densification de la formation des travailleurs sociaux et revalorisation de leurs statuts (via la formation universitaire qui leur permettra de mieux appréhender la place du travail social dans notre société et d’être porteurs d’évolutions grâce à la capacité d’ingénierie acquise), formation des bénévoles et développement du compagnonnage ;
• participation dans les conseils d’administration des entreprises de représentants du travail social, et inversement présence des entreprises dans les associations ;
• mise en place d’une structure de participation citoyenne des publics dits précaires et de leurs représentants, adossée à chaque conseil municipal ;
• obligation d’information et de formation par les travailleurs sociaux des riverains de toute structure accueillant des publics vulnérables ;
• extension de la notion de mission de service civil et de travail d’intérêt général volontaire afin d’offrir aux citoyens au chômage et engagés les bénéfices d’un statut (ouvertures pour une formation, le permis de conduire, priorité au logement, facilités d’emprunts…) ;
• mise en place de « comptes épargne social » pour les salariés ayant la même valeur que le temps travaillé dans l’entreprise.
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Les idées ne manquent pas, dès lors que la volonté est là, pour renouveler notre exigence de fraternité envers ceux qui sont nos égaux et qui, pour des raisons qui ne tiennent pas à leur essence, à leur nature, mais aux aléas de la vie, ont été un moment exclus de la marche commune de la société. Il ne s’agit pas de les montrer du doigt ni d’en faire des « assistés », mais précisément de leur prêter une épaule fraternelle à un moment où leur vie a basculé.
« La lutte contre l’exclusion ...
est inscrite au fondement même de notre société et de notre République, comme de tout vivre-ensemble. »
La lutte contre l’exclusion, ne nous y trompons pas, n’est pas un luxe dont la crise nous suggérerait de nous passer. Elle est inscrite au fondement même de notre société et de notre République, comme de tout vivre-ensemble. Et si nous devons y instiller un peu plus de liberté d’entreprendre, elle appartient avant tout de plein droit aux valeurs d’égalité et de fraternité qui définissent notre pays comme ils devraient structurer toute société humaine digne de ce nom. La cohésion, l’humanité mais aussi la sérénité et l’efficacité de notre société sont à ce prix et les héritiers du gaullisme et de sa fibre sociale ne pourront jamais se dessaisir de cette question cruciale.
Alexandra Siarri
Ils doivent au contraire se proposer d’inventer sans relâche, face aux nouvelles exclusions, de nouvelles expressions de fraternité, plus adaptées aux mutations de nos sociétés comme aux besoins des personnes fragiles. Parce que nous n’avons pas le droit de nous habituer à la détresse des autres, de ces autres qui sont aussi « nos semblables, nos frères ».
Je laisserai donc la parole, pour finir, au grand poète Charles Péguy, à ses phrases très fortes qui me paraissent particulièrement adaptées à notre exigence générationnelle d’inventer de nouvelles expressions de fraternité : « Il y a quelque chose de pire que d’avoir une mauvaise pensée. C'est d’avoir une pensée toute faite. Il y a quelque chose de pire que d’avoir une mauvaise âme et même de se faire une mauvaise âme. C’est d’avoir une âme toute faite. Il y a quelque chose de pire que d’avoir une âme même perverse. C’est d’avoir une âme habituée ».
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Alexandra Siarri
Biographie de Alexandra Siarri
Née le 6 mars 1972 à Barbezieux (Charente), Alexandra Siarri est attachée dans la fonction publique territoriale en charge d’un dispositif d’éducation au développement durable.
Titulaire d’un DEA de droit privé et de deux maîtrises de droit pénal et droit de la famille, elle vit à Bordeaux. Elle est adjointe d’Alain Juppé en charge de la lutte contre les nouvelles précarités et conseillère régionale depuis mars 2010. Alexandra est mariée et maman de trois enfants.
1. Peu de gens de votre génération s'engagent en politique.
Pourquoi avoir fait ce choix ?
Je veux me battre pour contribuer à lutter contre tous les phénomènes d’exclusion, me mobiliser pour entendre et accompagner toutes les formes de vulnérabilités.
J’aime profondément mon pays, je suis très attachée à son modèle social. Je suis convaincue qu’il doit muter pour survivre et que la politique est l’action la plus efficace pour y parvenir.
S’engager en politique c’est participer à une aventure démocratique, républicaine, humaniste.
2. Quel est, selon vous, le fait qui a le plus marqué votre génération ?
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Plus qu’un fait précis ma génération aura été marquée par une triple prise de conscience : politique (le cycle de la Chute du mur de Berlin à l’hyper crise à laquelle nous sommes confrontée aujourd’hui), sociétale (le basculement dans un web mondial) et écologique. (Le cycle de conférences mondiales du Sommet de Rio à Copenhague). Contrairement à ce qu’on nous avait prédit, nous ne vivons pas la fin de l’histoire, au contraire nous allons en écrire une nouvelle.
3. Si vous étiez un super héros, qui seriez vous ?
J’ai cherché une héroïne ….Athéna, déesse de la guerre, de la pensée, des armes et de la sagesse, conseillère des héros et protectrice d’Athènes. Mais finalement mon choix se porte sur Hercule et ses douze travaux
4. Projetez-vous en 2042.
Comment imaginez-vous la France dans 30 ans ?
Il y aurait un gouvernement mondial garantissant la paix et un développement durable.
L’économie sociale et solidaire serait devenue tout aussi importante que l’économie de marché.
Tous les objets et les individus seraient interconnectés, nous entrerons probablement dans la révolution robotique.
La France jouerait pleinement son rôle de leader( déterminé et humaniste) d’une Europe qui aurait nécessairement réussi à se réformer.






























13 responsables politiques de la majorité se sont réunis autour de ce projet : 7 femmes, 6 hommes, moyenne d’âge 40 ans, ont répondu favorablement à l’invitation de Benoist Apparu et ont rédigé diverses propositions qui alimenteront le projet présidentiel de 2012.
Education, Emploi, Europe, Solidarités, Développement Durable... chacun dresse un constat de la situation et développe ses solutions pour que la France se modernise et sorte renforcée de la crise que traverse le monde. Des analyses et des propositions thématiques pour contribuer à la victoire de la droite en 2012.
Retrouvez le message de soutien à cette démarche collective, de Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, chargé du projet de l'UMP.
